Planning d'activité
21/02/2010 23:42 par npa77
Mercredi 27 octobre dans l’après-midi, quelques centaines de citoyens de tout bord et de tout horizon dont des camarades du NPA, se sont rendus à la Raffinerie de Grandpuits, en grève depuis le 12 octobre. Après avoir assisté à l'AG devant l'entrée de la Raffinerie, ils se sont rendus en cortège devant la sortie du dépôt de carburant pour bloquer pacifiquement le passage des camions-citernes en s’installant sur la route. Les forces de l’ordre du régime « sarkozien » étaient présentes, et au bout d'une 30mn, nous ont demandé de libérer le passage avant de devoir intervenir par la force. Les manifestants, désirant éviter l'affrontement, ont décidé de repartir, voulant éviter un affrontement et des victimes inutiles du coté des participants. Le but de l’action a été atteint puisqu’elle se voulait avant-tout symbolique avec la présence des médias. Il était important de faire savoir à tous que ce gouvernement par le biais des réquisitions s’en prend au droit de grève pourtant garanti par la constitution.
UNE ATTEINTE GRAVE AU DROIT DE GREVE
Il faut savoir que vendredi dernier, vers 3 heures du matin, les grévistes présents sur le piquet de grève ont eu la surprise de voir débarquer le préfet venu leur remettre en main propre un ordre de réquisition obligeant un certain nombre d’entres-eux de charger sous la contrainte les camions-citernes. Il faut savoir que tout refus d’obéir à un ordre de réquisition peut entrainer 5 années d’emprisonnement. Pour justifier la réquisition le préfet a prétexté les besoins de défense nationale. Or pour qu’il y ait une telle nécessité il faut que la France soit en guerre. Contre qui ? Contre son propre peuple ? On pourrait se poser la question.
Les forces de l’ordre sont donc intervenues violemment vers 8h du matin pour briser la chaine humaine qui s'était formée afin d'empêcher les grévistes réquisitionnés de pouvoir s'exécuter, faisant trois blessés coté manifestants dans la bousculade !
Depuis une bataille juridique s'est ouverte entre les grévistes et la Préfecture, pour faire casser, par voie de référé cette insupportable atteinte au droit de grève. Il faut préciser que les employés des raffineries lorsqu’ils étaient en grève ont toujours livré de l’essence ou du gazole aux véhicules utilitaires tels que les pompiers ou les ambulances ainsi qu’aux médecins et infirmiers. En mai-juin 1968 ils en avaient fait de même. A aucun moment les précédents gouvernements avaient usé de la réquisition chez les raffineurs en grève.
Dans un premier temps ils ont remporté une manche, tard dans la soirée vendredi soir, le tribunal administratif de Melun invalidant l'ordre de réquisition de la Préfecture. Mais la joie a été de courte durée : la Préfecture contre attaquait avec un nouvel ordre de réquisition plus nuancée réussissant ainsi à faire revenir le tribunal sur sa première décision. Le dernier référé n'ayant pas abouti à faire respecter le droit de grève, droit constitutionnellement garanti, les grévistes n'entendent pas en rester là : ils ont fait appel au Conseil d'État et s'il le faut, feront appel aux instances internationales.
UNE CASSE SANS PRECEDENT DE NOS ACQUIS SOCIAUX
En tout état de cause, le coup de force de ce Gouvernement est très grave, pour parvenir à ses fins il bafoue le droit de grève en usant de méthodes indignes qui fait de lui le Gouvernement le plus à droite depuis Vichy.
En imposant par la force une (contre) réforme des retraites rejetée par la majorité de la population la nature anti-démocratique du régime de Sarkozy n’est plus à démonter.
De plus le sénat puis le parlement vient d'entériner cette (contre)-réforme des retraites qui n’est rien d’autre qu’une régression sociale de plus. Le Parlement ne serait-il devenu qu’une simple « chambre d’enregistrement » aux ordres d’un exécutif de plus en plus puissant au service des « grandes familles » ?
Au-delà de la réforme des retraites se pose un véritable choix de société. Le gouvernement prétexte la Mondialisation, l’Union Européenne et la crise économique pour casser tout un modèle social. Après la réforme des retraites ce sera celle de la sécurité sociale puis s’en prendra aux congés payés et aux 35 heures. Ce qui est en jeu c’est la destruction de tous les acquis sociaux chèrement gagnés par les luttes du Front populaire de 36, la Résistance ou mai 68.
La manière dont ce gouvernement impose sa réforme, casse le droit de grève, utilise la répression policière et la justice pour intimider tout contestataire et manipule les médias constitue un danger pour la démocratie.
En endettant sa propre population, en la rendant fragile face à l’emploi et lui enlevant toute protection sociale, ce gouvernement instaure un système totalitaire qui fait de l’individu un simple travailleur-consommateur soumis aux lois du marché et de la finance et où la gouvernance n’appartiendra qu’aux hommes de mains des groupes financiers.
Face à ça il n’y a qu’un seul mot d’ordre : RESISTANCE.
Dans quelques semaines, le nouveau centre de rétention (CRA) du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, ouvrira ses portes, à proximité de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Composé de deux structures d'accueil comptant en tout 240 places (alors que la législation limite la capacité à 140 places), ce nouveau centre s'ajoutant à un premier CRA comptant déjà 140 places, deviendra un véritable camp d'internement pour au moins 380 étrangers enfermés en vue d'une reconduite à la frontière. Malgré les critiques, entre autres, de la Cour des comptes, de la commission des finances du Sénat et du contrôleur général des lieux de privation de liberté, ce CRA, outil banal de la politique migratoire du gouvernement, sera bientôt en fonctionnement.
Enfermés pour une durée allant jusqu'à plus d'un mois, les retenus vont découvrir au CRA de Mesnil 2 un système de contrôle ultra sécuritaire et déshumanisant: portes « hachoir » semblables à des portes à bétail, détecteurs de mouvements, caméras, portes de chambres vitrées interdisant toute intimité... Un tel lieu d’internement administratif ne pourra que générer l’angoisse, la colère et le désespoir pour tous ces hommes, ces femmes et... ses enfants. Car le CRA de Mesnil 2 prévoit d'accueillir des familles et d'organiser l'enfermement des enfants. On ne peut cautionner qu'un tel traitement soit imposé à ces familles au nom de la logique du chiffre. Pour ces enfants, le CRA de Mesnil 2 ne peut être qu'un traumatisme brutal.
Mais au Mesnil 2 on ne s'encombre pas de ce genre de réflexion, puisque la seule donnée prise en compte est celle du chiffre. Chiffre qui motive le projet d’ouverture d’un « village judiciaire » à proximité immédiate du CRA grâce à la délocalisation d'une partie du tribunal de Meaux. Ainsi on facilite et on accélère encore le rythme des expulsions, tout en créant une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.
Le NPA et en particulier ses militants de Seine-et-Marne s'opposent fermement à l'ouverture du CRA du Mesnil-Amelot. Nous agirons sur le terrain aux côtés des associations de défense des droits des migrants contre cette industrialisation de la rétention et pour la fermeture de ces centres inhumains. Nous dénonçons les conditions d'internement qui sont contraires au respect des Droits de l'Homme et la criminalisation de ces familles.
Nous appelons tous ceux qui s'opposent à l'ouverture de ces CRA à manifester jeudi 4 mars à 14h devant le nouveau centre de rétention de Mesnil Amelot afin de faire entendre notre voix.
Notre programme concernant les transports:
LES TRANSPORTS
Limiter les nuisances...
Dans notre département, le trafic routier est particulièrement dense avec la francilienne, ses 4 autoroutes (A4, A5, A6 et A104), soit 230 km au total, ses 6000 km de routes départementales et ses 620 km de routes nationales empruntées chaque jour par tant de camions. Le trafic aérien est lui aussi très important avec les couloirs aériens de Roissy, Orly et Melun Villaroche.
Ainsi, les habitants de Seine-et-Marne sont donc condamnés à subir une pollution de l'air et une nuisance auditive importantes tout en voyant leur environnement de plus en plus dégradé à cause des routes...
En revoyant le schéma d'urbanisation et de transports (SDRIF) et en mettant l'accent sur les transports en commun et le transport gratuit pour tous, le NPA fait le choix d'aider tous ces salariés qui doivent se déplacer au quotidien plutot que de faciliter les quelques privilégiés (cadres et chefs d'entreprises) qui empruntent les grandes liaisons autoroutières ou TGV.
Développer le réseau ferroviaire ...
Aujourd'hui, les lignes SNCF sont centralisées sur Paris. Il est pourtant essentiel de développer des transports en commun propres au département.
Il y a encore peu de temps, il était impossible d'aller de Meaux à Melun sans passer par Paris, mais si des efforts ont été fait, ils restent encore plus qu'insignifiants au regard de la situation de tous ces seine-et-marnais qui, quotidiennement peuvent pour certains passer 3 heures dans les transports afin de rejoindre leur lieu de travail le matin, et regagner leur domicile en fin de journée.
En utilisant les transports en communs, Melun/Meaux se fait en 1h50 (contre 40 minutes en voiture) et Sénart /Marne-la-Vallée se fait en 1h30 (contre 35 minutes en voiture). Il est impensable de voir tant de citoyens perdre chaque jour près de 3 heures de leur temps dans leurs déplacements essentiels.
Entretenir le réseau ferroviaire ...
Ces 3 heures actuellement perdues dans les transports peuvent aussi s'allonger considérablement lorsque des trains sont supprimés ou tombent en panne. Les retards sont toujours trop présents sur la plupart des lignes.
Sur la ligne D par exemple les incidents sont quotidiens faute d'entretien des machines et sur certains trajets on reste surpris de découvrir encore que l'on montera dans des petits-gris inconfortables et inaccessibles aux personnes à mobilité réduite...
Rendre gratuits les transports publics...
Le ticket Melun/ Paris s'élève aujourd'hui à presque 8 euros soit 16 euros quasiment pour un aller retour. Ces tarifs particulièrement élevés représentent un budget conséquent pour des familles seine-et-marnaises modestes qui voudraient accéder à des sorties culturelles ou à des loisirs parisiens.
Et c'est un budget encore plus important pour celles et ceux qui sont forcés de faire des trajets quotidiens pour des raisons professionnelles (123,60 €/ mois)
Nos propositions :
- imposer la gratuité des transports publics pour toutes et tous (priorité écologique et sociale)
- donner un maximum de moyens au service public des transports pour qu'il remplisse ses missions de service public
- améliorer les conditions de transports, de régularité et de confort mais en mettant la sécurité ferroviaire au centre de toutes les décisions
- développer et étendre l'accessibilité aux transports aux personnes à mobilité réduite
- créer une liaison ferrée entre le nord et le sud du département.
- réinvestir dans des lignes aujourd'hui inexploitées ou mal exploitées car peu rentables.
-développer des alternatives au tout camion.
-revoir le schéma d'urbanisation et de transports (SDRIF) pour préserver les terres agricoles
Combattons ensemble le poison du racisme
Après les minarets suisses, la burqa mise au centre du débat politique, le foulard d’une candidate NPA dans le Vaucluse, c’est maintenant à un restaurant Quick de Roubaix servant de la viande halal de subir les foudres de la classe politique et les « honneurs » des médias.
La croisade en défense du bacon dans le hamburger serait risible si elle ne prolongeait pas une véritable campagne dans laquelle c’est toujours la même couche de la population, toujours une religion bien précise, qui se trouvent stigmatisées. Personne n’aurait l’idée de s’en prendre aux restaurants casher, ni aux dizaines de milliers de clochers de nos villes et villages, pourtant un symbole religieux évident.
L’œuvre de Sarkozy et Besson
L’offensive raciste est orchestrée depuis le gouvernement. Certes, Sarkozy et Besson ont rangé dans les tiroirs leur « grand débat » sur « l’identité nationale ». Mais uniquement parce qu’ils se sont aperçus que c’est le Front national, et non l’UMP, qui en profitait électoralement.
Sur le fond, la campagne continue. Elle désigne une soi-disant menace à l’identité nationale qui a deux visages : celui du musulman, de « l’arabe », et celui du sans-papiers. Au lieu de régulariser les travailleurs sans-papiers en grève, le gouvernement prépare un nouveau projet de loi pour faciliter les expulsions.
En temps de crise, trouver des boucs-émissaires
Si la droite agit de la sorte c’est parce qu’il y a la crise, et que celle-ci rebondit. Parce qu’en réponse aux licenciements, aux fermetures d’entreprises et au saccage des services publics, les salariés ripostent et font grève, comme dans les raffineries de Total ou les établissements scolaires de Seine-Saint-Denis.
Alors les puissants, les riches s’inquiètent. Ils craignent que s’exprime la force collective des exploité-e-s et des opprimé-e-s. Et dans l’espoir de diviser pour mieux régner, ils utilisent la vieille ficelle des bouc-émissaires.
Mais que fait la gauche ?
Le plus préoccupant est l’attitude des partis de gauche représentés au parlement et qui gèrent aussi les régions. On ne les voit pratiquement pas, ou plus, dans le soutien aux sans-papiers. C’est un député communiste, André Gérin, qui est à l’origine du battage médiatique sur la burqa. C’est le maire socialiste de Roubaix qui a déclenché « l’affaire » du Quick halal. C’est le maire communiste de Bagnolet qui expulse des travailleurs maliens et leurs familles par un froid polaire, en détruisant leurs pauvres biens au bulldozer.
Ce sont ces dirigeants de gauche qui ont cru bon de se joindre aux attaques contre le NPA, alors que le PS et le PCF ont non seulement des candidates mais des élues portant le foulard, signe que cette question percute la gauche et la société dans son ensemble. Et pendant ce temps, dans les conseils régionaux, le PS et ses alliés financent les lycées privés, principalement catholiques, bien au-delà des obligations légales…
Pour l’unité antiraciste des travailleurs et de la jeunesse
Dans les entreprises, les écoles et universités, les quartiers, écartons le piège du racisme, de la stigmatisation des musulmans et des sans-papiers. Pour pouvoir nous défendre efficacement face aux vrais responsables de la crise, à savoir le grand patronat, les financiers et le gouvernement, préservons notre unité par-delà l’origine ou la nationalité, la religion ou l’absence de religion.
Le 14 mars : votez antiraciste, votez NPA !
L'AGRICULTURE
La Seine-et-Marne a un visage double: département mi-rural, mi-urbain, il est plein de paradoxes. La politique régionale doit donc prendre en compte sa spécificité en s'appuyant sur les ressources naturelles disponibles tout en les préservant via une agriculture de proximité respectueuse de l'environnement.
Au niveau régional, le budget alloué à l'agriculture est de 5, 9 millions d'euros en 2010. Ce secteur s'inscrit dans le cadre des pôles de compétitivité qui se gorgent des subventions de l'Europe et dévorent les derniers espaces de culture vivrière. Les terres se concentrent entre les mains de grandes sociétés de l'agrobusiness qui produisent presque exclusivement des céréales et des betteraves. En parallèle, les agrocarburants assurent une nouvelle source de profits et de subventions. Alors que la surface des terres arables pourrait nourrir la population, il n'en est rien du fait de l'orientation de l'agriculture régionale.
La Seine-et-Marne représente à elle seule la moitié de l'agriculture de la région et ce secteur représente 7% de l’activité économique du département. Avec ses 1 850 Km de cours d’eau, ses 135 000 ha de forêt et ses 3 000 exploitations agricoles (dont 451 d'entre elles compte plus de 200 ha d'exploitation) la surface agricole couvre 60% de la surface du département. Il s'agit de la surface la plus importante d'Ile-de-France.
- promouvoir une agriculture de proximité respectueuse de l'environnement.
- combattre l'agriculture intensive et fera en sorte de réorienter la politique agricole pour répondre enfin aux besoins de la population.
- réorienter la distribution en intégrant dans les marchés publics la question de la localisation.
- promouvoir la vente directe (AMAP...)
- permettre au plus grand nombre d'accéder à des produits de qualité en privilégiant des points de vente collectifs.
L'ENVIRONNEMENT
Avec 150 carrières en activité, la Seine-et-Marne figure au deuxième rang national pour l'extraction de minerais. Autant dire que nous avons des ressources dans nos sols ! Pourtant, dans ces mêmes sols, l'ensemble de la région enfouit toute sortes de déchêts: béton, déchêts urbains, boues d'épuration...
Aujourd'hui, la Seine-et-Marne devient un dépotoir, puisqu'aujourd'hui, c'est 70% des déchets franciliens qui sont accueillis dans notre département.
Il est urgent de veiller à ce que nos ressources naturelles soient préservées !
Quant à notre eau, petit à petit, elle se privatise...Les municipalités délèguent aux structures intercommunales la gestion et la distribution au privé. Véolia fournit déjà 4 millions d'habitants à travers le Syndicat des eaux d'Ile-de-France.
Il est aujourd'hui essentiel de garantir la satisfaction des besoins vitaux (eau, énergie, alimentation, santé...) pour toute la population sans détruire nos ressources naturelles.
- Préserver nos ressources naturelles comme (eau, terre) pour une agriculture durable
- mutualiser la gestion des déchets franciliens
- limiter la proportion de déchêts arrivant en Seine-et-Marne
- remettre en cause la privatisation de la distribution de l'eau
- mettre en place un service public régional de l'eau qui pourra s'intégrer plus tard dans un service public national de l'eau.
- garantir un seuil gratuit de consommation de l'eau (fixé à 40 m3 par an et par personne)
- mettre en place une tarification fortement progressive pour inciter à économiser l'eau.
De plus, la fermeture des sites de Paris, de Pantin et de Montigny vers ceux d'Orléans et de Villeneuve-d'Ascq (Nord) signifierait pour les salariés des mobilités forcées à plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres s'ils veulent conserver leur emploi !
Mais, la direction a obtenu le 28 janvier 2010 la signature des syndicats CGC, CFDT, CFTC et FO pour un plan de départs volontaires. Par la suite, 88 % des salariés d'ile de france ont voté CONTRE la signature de ce plan qui prévoyait des indemnités de départ ridicules : entre 2 000 et 8 000 euros, selon l'ancienneté.
Les salariés révoltés par la situation se sont rendus au siège de l'entreprise, mais aucun membre de la direction n'a daigné les recevoir ! Face au mépris, la colère légitime des salariés s'est exprimée. Teleperformance a donc ensuite porté plainte pour « dégradation de biens privés »...
Suite aux procédures engagées par les syndicats contre le plan de restructuration, la mobilisation des salariés se poursuit. Tous les syndicats appellent les salariés de téléperformance à une grève nationale mardi 16 février.
Leurs revendications concernent les augmentation de salaire, les conditions de travail et bien sûr le maintien des emplois !
Olivier Besancenot (tête de liste NPA en île de france) et Fabienne Lauret (tête de liste dans le 78) se sont rendus sur le site de Montigny le Bretonneux (78) pour soutenir les salariés en lutte.
Suite à l’appel de l’AG des établissements en grève et du SNES 93, le 9 février à Saint-Denis, ils étaient le 11 février plus de 2 000 enseignants, parents et élèves à scander de l’Odéon au ministère : « Ni suppressions de postes/Ni précarité/C’est Chatel/Qui doit sauter ! ».
Près de 90 établissements étaient en grève ce jeudi, non seulement en Seine-Saint-Denis, d’où est parti le mouvement, mais aussi du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne et de Paris. Quatre fois plus nombreux que la semaine précédente, enseignants, parents et élèves ne sont pas venus exprimer un « malaise » ou un rejet de la violence scolaire, mais bien le refus de la casse du service public d’éducation et d’une école libérale.
L’AG des grévistes réunie à la Bourse du travail de Paris après la manifestation a appelé à deux journées de grève et de mobilisation les 16 et 18 février. L’appel a été relayé par les syndicats qui veulent faire du 18 février, en particulier, une grande journée de convergence de la maternelle à l’université.
Les grévistes appellent tous leurs collègues des autres académies à rejoindre le mouvement dès le retour de leurs congés pour arriver à converger en mars et à construire une grève nationale de grande ampleur.
Retraites : rien lâcher !
Lundi 15 février, s'est tenu le troisième sommet social réunissant les directions des confédérations syndicales et le gouvernement. La question des retraites a été au cœur de ce rendez-vous. Même si Sarkozy n'a rien dit sur le fond, au vu des déclarations des membres du gouvernement, du patronat et des experts en tout genre, les axes de cette nouvelle contre-réforme ne sont un mystère pour personne. Depuis des semaines, on nous rabâche la même rengaine - « on vit plus vieux, on doit travailler plus longtemps » - pour nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre possibilité que d'allonger la durée de cotisation et de reculer l'âge légal du départ à la retraite. Derrière ce discours idéologique, l'objectif du gouvernement et du patronat est de faire baisser drastiquement le niveau des pensions et, ainsi, de faire payer aux travailleurs la facture de la crise.
D'autres choix sont possibles
Pour le NPA, la question des retraites n'est pas un débat démographique, un débat statistique ou technique, mais bel et bien un choix de société, de répartition des richesses et de partage du travail.
On nous rabâche aussi, sans cesse, pour mieux attaquer nos retraites, qu'il y a un problème de financement en mettant en avant le déficit de la sécurité sociale. Mais si on augmentait de 300 euros nets l'ensemble des salaires sans exonération de cotisations sociales, cela rapporterait 50 milliards d'euros aux caisses sociales.
Quand il y a 5 millions de chômeurs, dont 1 million sans droits cette année, l'urgence n'est pas de faire travailler plus longtemps mais, au contraire, de permettre à tous et toutes de travailler. Réduire le temps de travail à 32 heures, par exemple, permettrait d'en finir avec le chômage.
Organiser la résistance
Le calendrier antisocial a été défini. Le « débat » sur les retraites commencera donc en avril et un projet de loi sera déposé en septembre. Cela veut dire que le temps presse pour organiser la mobilisation la plus large et la plus déterminée possible. Une première journée de grèves et de manifestations a été annoncée pour le 23 mars. Cette journée doit être réussie et servir à préparer un mouvement d'ensemble, qui sera seul capable de faire reculer le gouvernement.
Le NPA, de son côté, propose une rencontre à l'ensemble des organisations politiques de gauche, dès le 18 février dans le but d’agir ensemble pour que la retraite reste à 60 ans. Cette initiative ne se substitue pas aux initiatives des organisations syndicales, ni à celles du collectif unitaire lancé par la Fondation Copernic et Attac, auquel nous participons. Elle en est complémentaire et a pour but d’aider à construire le meilleur rapport de forces en faveur du monde du travail.
Le fait que l’on soit en période électorale et que d’importantes divergences de programme nous séparent d’autres forces de gauche ne doit en aucun cas empêcher l’unité d’action en défense des intérêts les plus vitaux des salariés !
C'est dès maintenant qu’il faut engager la riposte à la hauteur de l’attaque que le gouvernement est en train de préparer.