Un vrai logement pour toutes et tous !
21/02/2010 21:51 par npa77
Samedi 13 février, 22 des 26 magasins d’IKEA étaient en grève pour revendiquer 4% d’augmentation collective des salaires. En effet, malgré un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros et un bénéfice net de plus de 52 millions d’euros, le leader du marché du meuble ne proposait au départ que 0,5% d’augmentation individuelle. Suite à la surdité aiguë dont a fait preuve la direction lors des négociations la semaine dernière, une dizaine de délégués syndicaux ont occupé le siège de l’entreprise à Plaisir (78 – Yvelines). Le mouvement de grève et les débrayages se sont alors multipliés.
Après une semaine de mobilisation des salariés, l’offre de la direction n’était que de 1,2 % d’augmentation individuelle ! Car chez Ikéa la tradition c’est : pas question d’augmentation collective, uniquement des augmentations « au mérite ». La question des salaires devient de plus en plus cruciale car pour gagner 1 300 euros par mois un salarié doit travailler le week-end (dimanche payé à 225 %) et faire des heures de nuit.
Les salariés que nous avons rencontrés à Paris Nord II dénonçaient également les conditions de travail difficiles et les suppressions de postes auxquelles ils sont confrontés. En un an, ils sont passés de 569 à 490 salariés ce qui entraine une surcharge de travail pour les salariés et des temps d’attente beaucoup plus longs pour les clients. La direction d’IKEA veut en effet automatiser les caisses au détriment de l’emploi…
Par ailleurs 35% des salariés sont à temps partiel avec des horaires imposés, ce qui pose problème aux étudiants pour suivre les cours. L’amplitude des horaires de travail étant de 4h30 à 23h, certains salariés ont des difficultés importantes de transport pour se rendre dans la zone commerciale de Paris Nord II dédiée à la voiture.

Avec Cathy Billard, tête de liste NPA dans le 93 aux régionales, nous avons rencontré des salariés en lutte déterminés et solidaires qui occupaient le hall d’entrée pour s’adresser aux clients avec des tracts de l’intersyndicale FO-CGT-CFDT. Bien décidés à organiser des débrayages le dimanche avant de redémarrer la grève dès lundi pour gagner sur leurs revendications (salaires et conditions de travail).Le NPA leur apporte tout son soutien !
Une précarisation des villes seine-et-marnaises....
Plus de 80% des communes de Seine-et-Marne ont vu leur population augmenter. La progression est très marquée dans les secteurs en développement des villes nouvelles de Marne-la-Vallée et de Sénart à l'inverse des villes moins attractives telles que Meaux, Fontainebleau, Nemours, Montereau-Fault-Yonne ou Coulommiers.
Le taux d'urbanisation et de concentration de la population est très élevé et concentré dans la partie ouest sur laquelle on trouve des villes en Zone Urbaine Sensible (telles que Dammarie, le Mée-sur-Seine, Savigny-le-Temple à court terme) avec des quartiers en réelle souffrance.
Des plans de rénovation urbaine fleurissent de plus en plus dans ces villes entraînant des destructions de logements et des déplacements de familles.
Si pour chaque logement social détruit , la loi impose de reconstruire un logement équivalent, dans les faits, la hauteur du loyer de ces appartements rénovés dissuade bon nombre de familles à rester sur place.
Lorsque l'on sait que les montants des loyers ne cessent d'augmenter dans le département, on comprend aisément que de plus en plus de personnes se retrouvent en extrême difficulté pour accéder ou conserver leur logement.
Nos propositions :
- exiger un réaménagement de la ville répondant aux besoins des habitants.
- imposer une rénovation urbaine des logements sociaux avec une obligation de pouvoir revenir sur place avec un loyer compatible.
- interdire les expulsions.
Pendant la crise, les sales coups continuent
Ça devait arriver : à force de financer à fonds perdus les banques et les industriels, tout en baissant les impôts des entreprises et des riches, les États s’endettent de plus en plus… jusqu’à ce que les spéculateurs, qu’ils ont pourtant enrichis, se mettent à douter de leurs possibilités de rembourser au point de les menacer de faillite. On nous répète sans cesse que la reprise montre le bout du nez, que la crise est derrière nous... Mais ceux qui gouvernent ont toujours la même réponse : nous faire payer leur crise !
C’est ce qui a commencé à se passer cette semaine avec la Grèce, ainsi que le Portugal et l’Espagne. Dans ces trois pays, les gouvernements ont annoncé des plans d’austérité brutaux afin de réduire les déficits qu’ils avaient eux-mêmes provoqués. Au menu, entre autres mesures : la retraite qui passe à 67 ans, la réduction de l’emploi et des services publics, le gel des salaires des fonctionnaires.
C’est aussi ce que Sarkozy nous prépare ici pour l’après élections régionales : les saignées dans la fonction publique, l'injuste taxe carbone, les plans de licenciements qui ont été à peines repoussés de quelques semaines, sans parler des nouvelles attaques annoncées sur les retraites.
Le PS et ses alliés, un « rempart » ?
Le PS, sur le contenu, ne nous propose pas de choses très différentes. Les premières déclarations de Martine Aubry sur les retraites en sont un exemple. Parce que la gauche traditionnelle s’est convertie au capitalisme, elle s’adapte au discours ambiant et finit par faire des politiques proches de la droite.
Dans les régions que la gauche gouverne presque toutes depuis 2004, elle a arrosé de subventions les groupes du CAC40, les lycées catholiques, les centres de formation d’apprentis contrôlés par le patronat, tout cela au détriment du service public. On est loin des contre-pouvoirs pour résister à la droite, comme ils nous l'avaient promis lors de l'élection précédente en 2004.
Avec le NPA, un vote de résistance
Dans les élections régionales du mois de mars, nous pourrons sanctionner les responsables de la situation actuelle, ceux qui expliquent que le capitalisme est notre seul avenir, qu’il faut se résigner à un système injuste, inégalitaire, discriminatoire, car c’est le seul possible.
Nous pouvons envoyer dans les conseils régionaux des élus anticapitalistes qui aideront à préparer les luttes et à les soutenir. Car pour changer vraiment les choses, il faudra une mobilisation large des salariés et de la population, un « tous ensemble » capable de s’affronter au gouvernement et au patronat.
Sarkozy et le Medef peaufinent aujourd’hui de nouvelles attaques contre le monde du travail.
Le 14 mars, le vote pour les listes présentées par le NPA sera un geste politique qui servira à organiser l’indispensable riposte.
Si tant de personnes empruntent les transports quotidiennement, c'est bien parce qu'en Seine-et-Marne, les emplois ne se trouvent pas à proximité des logements. L'expansion de l'immobilier en Seine-et-Marne ne va malheureusement pas de pair avec la création d'emplois. En éloignant de plus en plus de Paris les constructions de logements (par exemple dans les zones rurales de Seine-et-Marne) on éloigne ces habitants des centres d'activité, des zones d'emploi.
Aujourd'hui, 68% de la population occupe 22% du territoire sur la partie Ouest du département (sur une zone qui s’étend du Sud de Fontainebleau à Othis et Meaux). Pourquoi? Tout simplement pour se rapprocher des zones d'activité et accéder plus facilement aux réseaux ferroviaires.
Ansi, près de la moitié de la population départementale est concentrée sur les 30 communes de plus de 10 000 habitants. La Seine-et-Marne est le 11ème département le plus peuplé de France.
Il est aujourd'hui urgent de rééquilibrer la répartition de la population Seine et Marnaise en desservant davantage les zones rurales et en agissant contre les délocalisations.
En Seine-et-Marne, l’industrie représente environ 23% de l’activité économique soit environ 4 500 entreprises + 6 400 entreprises dans le domaine de la construction. Ce secteur est composé d’environ 3 700 entreprises attirées par les avantages en logistique du département (nombreuses routes, voies fluviales), mais aussi ses ressources (agricoles pour l’industrie alimentaire, ressources du sous-sol pour la construction par exemple). Pourtant, dans de nombreux bassins, l'emploi industriel est menacé.
Nos propositions :
- développer l'emploi industriel dans notre département
- lutter contre les délocalisations
Deux villes nouvelles...
La région d’Ile-de-France a débloqué beaucoup d'argent pour dynamiser nos deux villes nouvelles : Marne-la-Vallée et Sénart.
Marne-la-Vallée a reçu déjà 15,24 millions de la région pour relancer son économie. Troisième pôle tertiaire d'Ile-de-France, Marne-la-Vallée propose aujourd'hui 107 000 emplois, mais seuls 40 % sont pourvus par des résidents. Sénart quant à elle emploie 26 000 employés et a créé plus d'emplois qu'elle n'a accueilli de nouveaux actifs résidents. Pourtant, là encore, la ville n'a pas pour autant fait baisser son taux de chômage.
En effet, le développement économique est marqué par le commerce et la logistique donc très peu diversifié, cela ne permet donc pas à toutes et tous d'accéder à un emploi dans son secteur.
Nos propositions :
- créer des emplois de proximité et de service dans tous les domaines (à la personne, surveillance dans les établissements scolaires, accompagnement des jeunes...)
- développer l'emploi public dans toute la Seine-et-Marne (et pas seulement les villes nouvelles)
- renforcer les équipements et les services de proximité tant en zone urbaine qu'en zone rurale en matière de loisirs etc …
Un département très jeune...
La Seine-et-Marne est caractérisée par une population jeune ; la part des moins de 20 ans est supérieure à celle de la région, respectivement 29,8% contre 27,4% . La jeunesse caractérise la partie ouest du département, au contact du cœur de l’agglomération parisienne.
Il est nécessaire de favoriser les pôles d'éducation publics et de proposer au sein même de chaque département des possibilités de formation professionnelle publique qualifiante.
Il conviendra aussi d'aider les jeunes étudiants et étudiantes à accéder à un logement correct pour qu'ils puissent poursuivre leurs études en Seine-et-Marne.
- rénover les lycées et les universités (Melun, Sénart, Marne-la-Vallée, Fontainebleau)
- proposer une offre de formation professionnelle publique qualifiante
- créer des établissements publics de formation dans notre département
Des gens comme vous, comme nous, aux élections régionales, sur les listes NPA 78 et Ile de France, pour battre la droite et sans se compromettre avec la gestion libérale du PS.
Aux côtés d'Olivier Besancenot, voici la tête de liste dans le 78 : Fabienne Lauret, retraitée Renault Flins, Vincent Fournier, facteur, Isabelle Ferreira institutrice, Jean.-Jacques Liebert, électroméanicien, Jacques Verlhac, ouvrier à Renault Flins… bref des salariés ou privés d'emploi de tous secteurs, des gens de terrain, acteurs dans de nombreux combats au quotidien, capables d'être de véritables «délégués du personnel » de la population dans le Conseil régional. Ils porteront la parole de ceux qu'on n'écoute jamais, pour des changements sociaux et écologiques palpables comme : les transports de qualité et gratuits, le droit au logement pour tous, l'argent public au bien public et services publics et non aux patrons qui licencient, aux lycées privés ou à la formation privée qui démontent l'enseignement public.
Dans un contexte politique pourri par un débat sur l’identité nationale qui génère racisme et islamophobie, le NPA affirmera la volonté d’une gauche anticapitaliste, indépendante et combative, pour la faire vivre jusque dans les urnes et les conseils, pour TOUT CHANGER et RIEN LACHER !

Olivier Besancenot et Fabienne Lauret, retraitée Renault Flins et tête de liste dans les Yvelines (78) étaient présents Lundi 15 février 2010 à l'entrée de l'usine de Renault Flins.
En mars prochain,
Votez pour une gauche anticapitaliste indépendante
Les élections régionales auront lieu dans quelques semaines alors que les conditions de vie de la population se sont gravement détériorées. Les grands groupes industriels et financiers font payer la crise, dont ils sont responsables, au monde du travail, aux milieux populaires. Ces jours-ci, c’est par exemple Total qui annonce 8 milliards d’euros de bénéfices en 2009, et se débarrasse de sa raffinerie de Dunkerque et de ses 780 salariés.
Sous prétexte de plans de sauvetage ou de relance, Sarkozy et son gouvernement ont distribué des dizaines de milliards d’euros aux banques, ainsi qu’aux industriels et aux riches à travers les baisses d’impôts. Maintenant, au nom des déficits qu’ils ont ainsi créés, ils justifient des dizaines de milliers de suppressions de postes dans l'éducation ou dans la santé et préparent de nouvelles attaques contre les retraites.
Sanctionner la droite sans cautionner la gauche
Pour Sarkozy, une victoire électorale validerait sa politique de casse des droits sociaux et démocratiques. Mais cela ne fait pas du parti socialiste un réel opposant à la droite, comme le montrent bien les hésitations et volte-face de Martine Aubry sur les retraites.
Il y a six ans, ayant remporté 20 régions sur 22, le PS déclarait qu’il en ferait des « contre-pouvoirs » face à la droite. Mais il a mis en œuvre lui-même, à la tête des conseils régionaux avec ses alliés du PCF et des Verts, une politique libérale qui subventionne les grandes entreprises et privatise dans les services publics.
Des listes pour tout changer et rien lâcher
Une autre politique est nécessaire, et elle est possible si l’on remet en cause la logique du marché et la mainmise des groupes financiers et industriels sur l’économie. Pour cela, le NPA défendra dans ces élections – comme au sein des conseils régionaux s'il y obtient des élus – des mesures d’urgence sociale, démocratique et écologique.
En stoppant les subventions régionales versées à fonds perdus au patronat et au privé, il est possible de défendre et d'étendre les services publics, notamment dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle.
Parce que c'est juste socialement et nécessaire pour l'avenir de la planète, où l’on doit réduire la pollution automobile pour empêcher le changement climatique, il faut développer les transports collectifs et aller vers leur gratuité.
Une véritable politique de gauche implique aussi de soutenir matériellement les salariés en lutte et de réserver les aides économiques à des structures telles que les coopératives ouvrières.
Enfin, les régions pourraient devenir les premiers échelons d'une rupture démocratique, en soumettant leurs grands choix et leurs principales décisions à la population elle-même.
Défendre une politique anticapitaliste ne lâchant rien face à la droite et au Medef, en toute indépendance du parti socialiste, voilà ce que propose le NPA. Tous ensemble pour tout changer !
Département de la grande couronne trop souvent oublié, la Seine-et-Marne ne manque pas pour autant d'atouts. Plus grand département d'Ile-de-France, sa croissance démographique est la plus importante de la région.
Mais si le département est vaste et potentiellement très attractif, on se rend très vite compte que l'aménagement du territoire seine-et-marnais a été particulièrement délaissé.
Au quotidien, les réseaux de transports publics sont mal ou sous-exploités tandis que les équipements comme les crèches, les universités ou les hôpitaux manquent cruellement de moyens.
L'expansion immobilière reste toujours très importante dans ce département dont le paysage se dégrade encore davantage de jour en jour avec une concentration toujours plus forte de déchêts venus de toute la région.
Le projet du grand Paris ne va surement pas arranger les choses pour des seine-et-marnais toujours plus nombreux. Bien au contraire, mis sur le banc de touche, le département est un véritable oublié du développement régional, ce qui dégrade peu à peu la qualité de vie de ses habitants qui doivent faire toujours plus de kilomètres pour accéder à un emploi.
Il y a aujourd'hui urgence à redonner l'argent public à nos services publics. C'est au plus proche de chaque citoyen que l'emploi et les services de proximité doivent être assurés. En Seine-et-Marne, cela se traduit par la sauvegarde d' hopitaux de qualité (celui de Melun ou Lagny) et le réinvestissement de l'argent public dans l'éducation, la poste ou les transports.
C'est ensemble que l'on parviendra à faire bouger les choses...!
Tout changer, rien lâcher!
Voici la liste des candidats du NPA pour le 77:
Seine-et-Marne
1. Coralie WAWRZYNIAK
29 ans, professeur des écoles
2. Mathieu LAURENT
27 ans, doctorant en sciences politiques
3. Maryse FEYDY
57 ans, conseiller de l’emploi
4. Romain MAS
19 ans, charcutier traiteur
5. Annie FOURRE
58 ans, enseignant
6. Sébastien NORIS
33 ans, Cheminot
7. Salma OUMARI
24 ans, documentaliste
8. Eric LEBREUX
47 ans, enseignant
9. Catherine ALBERT
34 ans, agent de développement local
10. Olivier JULLIEN
51 ans, enseignant
11. Christelle GLEMET
35 ans, contrôleuse du travail
12. Steeve DREUX
24 ans, technicien de développement
13. Catherine DELLA
56 ans, ex-cadre privé
14. Jérôme FERARD
31 ans, employé
15. Coralie JACOB
32 ans, ouvrière d’imprimerie
16. Pierre SPIELVOGEL
52 ans, instituteur
17. Thérèse GUAMIS
49 ans, éducatrice
18. Christophe ALLIAUME
33 ans, aide-soignant
19. Odile COINTET PINELL
62 ans, retraitée
20. Jean-Michel RICHARD
59 ans, enseignant
21. Sarah BENICHOU
27 ans, salariée politique de la ville
22. Bernard DOURNEL
44 ans, technicien privé
23. Vololona RAINIBE
38 ans, enseignante
Plus jeune : 19 ans
Plus âgé : 62 ans
Moyenne d'âge des candidats : 39 ans